Ce samedi 23 mars 2019 s’est déroulée la visite organisée par l’APHG au Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Ain situé à Nantua. À la suite d’un petit problème de calendrier, notamment les différentes journées portes-ouvertes dans les lycées, nous n’étions qu’un petit groupe, par contre nous étions très motivés. Nous avons été accueillis chaleureusement par Jean-Robert Maisonnave, professeur relais du musée, accompagné d’une médiatrice.

Ce musée a ouvert ses portes en 1985 dans une ancienne prison (fermée en 1953). Il est à l’initiative de l’association des Amis du Musée départemental d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de l’Ain et du Haut-Jura. Il faut dire que ce territoire est très chargé en histoire et la Résistance y a été très présente pendant la Seconde Guerre mondiale. En témoignent les nombreux monuments, stèles, plaques à la mémoire de ceux qui ont été victimes de la répression et qui jalonnent son espace.

Ce musée a fait l’objet d’un réaménagement important et a rouvert, totalement transformé, en 2015 avec une muséographie tout à fait originale qui affirme sa vocation éducative et pédagogique. Tous les publics peuvent se retrouver et en ce qui nous concerne, nos élèves tant collégiens que lycéens, peuvent y travailler les thèmes du programme. Ils seront sans doute sensibles aux nouvelles technologies habilement mises en œuvre avec des vidéos, des témoignages audios. Ils seront sans doute surpris d’y trouver l’ancêtre du téléphone portable (voir photo ci-dessous).

 

s-phone.jpg Émetteur-récepteur portatif ou S-phone MKIII

Le S-phone permet de communiquer avec le pilote lors de la réception de parachutages. Il sert également de balise pour guider l’avion. Un signal net permet au pilote de savoir qu’il se dirige dans la bonne direction.

Le repas de midi, pris dans un très beau restaurant des rives du lac, ne pouvait bien sûr pas éviter les quenelles à la très célèbre sauce Nantua. Saviez-vous que son origine provient des peaux de mouton que l’on faisait tremper dans l’eau du lac et que les écrevisses avaient pour charge de débarrasser des traces de viande ? Compte tenu du nombre important de ces crustacés décapodes dans les eaux l’idée fut de les incorporer dans la sauce du même nom. Je ne voudrais pas froisser mes collègues lyonnais en prétendant que même les quenelles sont originaires de Nantua !

 

Après le repas, Jean-Robert nous a donné quelques explications sur l’abbatiale romane saint Michel du XIe siècle. Elle fut fermée pendant la révolution car, semble-t-il, les moines y menaient une vie dissolue. Il ne subsiste que quelques bâtiments de cette fille aînée de Cluny comme par exemple l’église dont la façade, dans le plus pur style roman, a vu son fronton mutilé pendant la révolution.

 

La journée est passée beaucoup trop vite et après avoir remercié Jean-Robert pour sa gentillesse et sa disponibilité, nous nous sommes promis de revenir, pourquoi pas l’an prochain car vous ne pouvez pas manquer ces merveilles à deux pas de chez vous !